Des saumons ont trouvé refuge en France durant le dernier Age glaciaire
Durant la dernière glaciation, alors qu’une partie de l’Europe était inhabitable, des populations de saumons ont trouvé refuge dans la péninsule ibérique et en mer Baltique. Une étude de l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) montre qu’une autre population avait également trouvé refuge dans le nord-ouest de la France. Cette étude basée sur la génétique montre qu’en raison d’adaptations locales, les populations de saumons d’Europe ne peuvent pas être traitées comme une espèce homogène dans le cadre de leur protection.




















Terme de classification
Là où la lumière du soleil ne pénètre pas et où la vie marine ne peut pas reposer sur la photosynthèse, on peut encore trouver de la vie. C’est ainsi que les chercheurs ont découvert des communautés basées sur des bactéries puisant leur énergie du méthane ou de sulfures par chimiosynthèse. Dernier exemple en date : une communauté constituée principalement de moules mais également de poissons et d’invertébrés comme les concombres de mer observée par l’Agence Océanique et Atmosphérique Nationale (USA) autour d’un suintement de méthane dans le canyon de Norfolk (Atlantique nord-ouest).
Chaque année, des millions d’oiseaux migrant de Russie et d’Alaska vers les côtes d’Asie du Sud-Est et d’Australasie font une halte dans les zones humides côtières. Or ces dernières sont extrêmement vulnérables à la hausse du niveau de la mer et pourraient disparaître d’ici quelques décennies en raison du réchauffement global qui entraîne une montée des eaux. Une hausse d’un mètre cinquante du niveau de la mer pourrait ainsi causer la disparition de 35 % des zones humides littorales et un déclin de 60 % des populations de bécasseaux corcolis, courlis de Sibérie et bécasseaux de l’Anadyr. Cette étude devrait améliorer les mesures de protection à prendre, tant pour les oiseaux que pour leurs habitats.
Lorsque les stocks de harengs se sont effondrés en Nouvelle-Angleterre dans les années 80, les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) qui s’en nourrissaient ont dû trouver d’autres proies. Les cétacés ont alors modifié leur technique de chasse pour chasser des lançons. Des filets de bulles d’air utilisés pour chasser le hareng, les baleines sont passées à une technique appelée « lobtail feeding » consistant à frapper l’eau avec leur queue. Cette technique s’est petit à petit répandue parmi les cétacés et est aujourd’hui pratiquée par 40 % de la population. On savait déjà que les baleines pouvaient se transmettre de nouveaux chants, on sait désormais qu’elles peuvent également le faire avec des techniques de chasse.
Le changement climatique menace les coraux. Cependant, certains coraux soumis à une augmentation de la température ou à l’acidification de l’eau meurent alors que d’autres survivent. Des chercheurs de l’Université de Nord-Ouest (USA) ont découvert, à l’aide de technologies optiques habituellement utilisées dans la détection de cancers, que les différents coraux ne diffusent pas de la même manière la lumière à l’algue qu’ils abritent et qui les nourrit. S’ils sont désavantagés en situation normale, les coraux dont le squelette diffuse le moins bien la lumière retiennent mieux leur algue symbiotique en situation de stress et ont plus de chance de survivre. Cette découverte devrait permettre de mieux prédire la réaction des récifs aux modifications environnementales et améliorer leur protection.
Des chercheurs de l’Institut de Technologie de Géorgie (USA) ont observé des bébés tortues se déplaçant sur le sable après leur éclosion. Ils ont ainsi découvert que ceux-ci parvenaient à maintenir leur vitesse quelle que soit la surface sur laquelle ils évoluaient. Les reptiles parviennent à ce résultat en contrôlant leurs poignets pour changer la manière d’utiliser leurs nageoires selon la nature du sol. Les chercheurs ont ainsi pu tester ce modèle avec succès en développant un robot nommé FlipperBot. Outre son utilité pour le développement de robots, cette recherche pourrait également fournir des indices sur la façon dont les tortues ont évolué pour marcher sur terre avec des organes destinés à la nage.
Les travaux de chercheurs de l’Université de Neuchâtel (Suisse) et de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) montrent que le mérou utilise des signaux gestuels lorsqu’il chasse de concert avec d’autres espèces comme les murènes, les pieuvres ou les Napoléons. Ne pouvant se glisser dans certaines anfractuaosités, les mérous indiquent à leur(s) partenaire(s) de chasse où se cache la proie en se dressant la tête en bas à la verticale de la cachette. L’utilisation de postures ou gestes indicateurs n’avait été jusqu’ici observée que chez certains grands singes et les corbeaux…
Les copépodes sont de petits crustacés que l’on trouve dans quasiment tous les milieux aquatiques. Certains estiment même qu’ils seraient les animaux les plus abondants sur Terre. Des chercheurs texans ont découvert que, pour échapper à leurs prédateurs (larves de poissons, crabes, huîtres ou méduses) en eau froide, ils sont capables de modifier leur façon de nager. Cette découverte a été permise par l’utilisation de techniques d’holographie numérique 3D à grande vitesse.
































