Oursin-diadème à anneau orange
NOM COMMUN : l’oursin-diadème à anneau orange ou oursin-diadème commun NOM ANGLAIS : diadem urchin, long-spine urchin, porcupine sea urchin, needle-spined urchin
NOM LATIN : Diadema setosum
FAMILLE : Diadematidae
Dans l’exposition : l’oursin-diadème à anneau orange est visible dans l’espace Biodiversité, après le lagon tropical.
Distribution : on le trouve en mer Rouge, dans tout l'océan Indien, y compris la Réunion et Mayotte, Madagascar, le bassin des Mascareignes, dans l'océan Pacifique jusqu'en Polynésie ainsi que du sud du Japon à l'Australie et la Nouvelle-Calédonie. Il est maintenant rencontré en Méditerranée orientale (Israël, Turquie) probablement suite à un transport de ses larves à travers le canal de Suez.
Lieu de vie : il vit dans les lagons, à la surface des roches, sur le sable à proximité des massifs coralliens parfois jusqu’à 70 m de profondeur, mais le plus souvent par très petits fonds (de 1 à 25 m). On le rencontre aussi dans les herbiers et les milieux perturbés où les coraux morts sont nombreux.
Sa biologie : le crabe décorateur est maître dans l’art du camouflage actif - il implante de petits invertébrés (spongiaires, hydraires, syascidies) et d’algues sur sa carapace; difficile de le distinguer du substrat sur lequel il vit. Son activité aide à la propagation et à la dispersion des espèces utilisées. Cet animal nocturne se cache sous les blocs de coraux dans la journée.
Régime alimentaire : il se nourrit essentiellement d’algues encroûtantes et de matière organique.
Taille : il mesure environ 10 cm avec les pattes pour une carapace de 3 cm. Son allure est arachnéenne.
Menaces et mesures de protection : parmi les rares prédateurs de l’oursin diadème, le baliste-titan. Les oursins-diadèmes tendent fréquemment, surtout en journée, à s’agglutiner pour former des groupes étendus; cela correspond à une tactique de défense contre les prédateurs. Pas d’information dans la Liste Rouge des espèces menacées de l’UICN.
Rôle dans l’écosystème : on trouve parfois de minuscules gobies, poissons-cardinaux, crevettes et même méduses du genre Coeloplana camouflés entre leur radioles. Le Pterapogon kauderni, poisson menacé classé en annexe de II de la CITES se réfugie également dans ses épines. Source : Quatorzième session de la Conférence des Parties - La Haye (Pays-Bas), 3 – 15 juin 2007 http://www.cites.org/fra/cop/14/prop/F14-P19.pdf Ainsi, cet « abri vivant convoité est un modèle de vie associative ». .
Résilience : Les oursins-diadèmes tentent fréquemment, surtout en journée, à s’agglutiner pour former des groupes étendus; cela correspond à une tactique de défense contre les prédateurs.
Services rendus à l’Homme : les phéromones sexuelles ou peptides (Sperm Activating Peptides dit « SAP » ou « speract ») des oursins ont été longuement étudiées, notamment celle de l’oursin-diadème Diadema setosum. Par ailleurs, cet echinidé peut servir de bio-indicateur de toxicité et de bio-accumulation de métaux lourds. Il fut ainsi choisi lors d’une étude sur le transfert des métaux lourds dans la chaîne trophique, réalisée en 2002 par le Chantier Nouvelle-Calédonie Source : Chantier Nouvelle-Calédonie Résumé des activités 1999-2002 http://www.coreus.ird.fr/pnec/documents/chantier_pnec_nc.pdf
Distribution : on le trouve en mer Rouge, dans tout l'océan Indien, y compris la Réunion et Mayotte, Madagascar, le bassin des Mascareignes, dans l'océan Pacifique jusqu'en Polynésie ainsi que du sud du Japon à l'Australie et la Nouvelle-Calédonie. Il est maintenant rencontré en Méditerranée orientale (Israël, Turquie) probablement suite à un transport de ses larves à travers le canal de Suez.
Lieu de vie : il vit dans les lagons, à la surface des roches, sur le sable à proximité des massifs coralliens parfois jusqu’à 70 m de profondeur, mais le plus souvent par très petits fonds (de 1 à 25 m). On le rencontre aussi dans les herbiers et les milieux perturbés où les coraux morts sont nombreux.
Sa biologie : le crabe décorateur est maître dans l’art du camouflage actif - il implante de petits invertébrés (spongiaires, hydraires, syascidies) et d’algues sur sa carapace; difficile de le distinguer du substrat sur lequel il vit. Son activité aide à la propagation et à la dispersion des espèces utilisées. Cet animal nocturne se cache sous les blocs de coraux dans la journée.
Régime alimentaire : il se nourrit essentiellement d’algues encroûtantes et de matière organique.
Taille : il mesure environ 10 cm avec les pattes pour une carapace de 3 cm. Son allure est arachnéenne.
Menaces et mesures de protection : parmi les rares prédateurs de l’oursin diadème, le baliste-titan. Les oursins-diadèmes tendent fréquemment, surtout en journée, à s’agglutiner pour former des groupes étendus; cela correspond à une tactique de défense contre les prédateurs. Pas d’information dans la Liste Rouge des espèces menacées de l’UICN.
Rôle dans l’écosystème : on trouve parfois de minuscules gobies, poissons-cardinaux, crevettes et même méduses du genre Coeloplana camouflés entre leur radioles. Le Pterapogon kauderni, poisson menacé classé en annexe de II de la CITES se réfugie également dans ses épines. Source : Quatorzième session de la Conférence des Parties - La Haye (Pays-Bas), 3 – 15 juin 2007 http://www.cites.org/fra/cop/14/prop/F14-P19.pdf Ainsi, cet « abri vivant convoité est un modèle de vie associative ». .
Résilience : Les oursins-diadèmes tentent fréquemment, surtout en journée, à s’agglutiner pour former des groupes étendus; cela correspond à une tactique de défense contre les prédateurs.
Services rendus à l’Homme : les phéromones sexuelles ou peptides (Sperm Activating Peptides dit « SAP » ou « speract ») des oursins ont été longuement étudiées, notamment celle de l’oursin-diadème Diadema setosum. Par ailleurs, cet echinidé peut servir de bio-indicateur de toxicité et de bio-accumulation de métaux lourds. Il fut ainsi choisi lors d’une étude sur le transfert des métaux lourds dans la chaîne trophique, réalisée en 2002 par le Chantier Nouvelle-Calédonie Source : Chantier Nouvelle-Calédonie Résumé des activités 1999-2002 http://www.coreus.ird.fr/pnec/documents/chantier_pnec_nc.pdf
SOURCES
Livres :
W. BAUMEISTER. Guide de la faune sous-marine. Mer Rouge et Océan Indien. Tome 1 : Les Invertébrés. Ed. Ulmer, 1997.
J.-M. KORNPROBST. Sustances naturelles d’origine marine. Chimiodiversité – Pharmacodiversité –Biotechnologies. Tome 2 : Invertébrés – Vertébrés. Ed.Tec&Doc/Lavoisier, 2005
Collectif. Océan. Encyclopédie universelle. Ed. Geo/Gallimard, 2006
Article :
J.C. GRIGNARD, D. VANDENSPIEGEL, I. EECKHAUT. L'Oursin diadème : abri convoité et modèles de vies associatives. Océanorama, n°29, décembre 1998, pp 3-9
Sites :
DORIS :
Source : Quatorzième session de la Conférence des Parties - La Haye (Pays-Bas), 3 – 15 juin 2007
Source : Chantier Nouvelle-Calédonie Résumé des activités 1999-2002
Photos Pauline BINCTEUX

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