L’holothurie rose comestible

Holothurie rose comestible NOM COMMUN : holothurie rose comestible

NOM ANGLAIS : 
edible sea cucumber

NOM LATIN : Holothuria edulis

FAMILLE : Holothuridae

 

Biomimétisme : l'holothurie rose est un concombre de mer. La capacité de la peau du concombre de mer à s’amollir ou à se rigidifier en fonction du milieu a été à l’origine de la création de micro-électrodes souples à implanter dans le cerveau pour mieux le soigner.

Dans l’exposition : l'holothurie rose comestible est visible dans l’espace Biodiversité, après le lagon tropical.

Distribution : on la trouve dans les eaux tropicales des océans Indien et Pacifique.

Lieu de vie : elle vit sur le sable, la roche et dans les récifs coralliens.

Description : son corps souple est parsemé de minuscules excroissances. Cette holothurie est noire ou grise-brune sur le dos et du rouge-rosâtre au beige sur sa partie ventrale.

Régime alimentaire : détritivore, elle se nourrit soit en captant les particules présentes dans l’eau, soit en ingérant et en digérant les matières organiques présentes dans le sédiment (sable) où elle se déplace en rampant lentement.

Taille : 20-30 cm et jusqu’à 35 cm.

Menaces et mesures de protection :
Pas d’indication dans la liste rouge de l’UICN mais un atelier "GMSA - Sea Cucumber – Red List assessment workshop, Panama City, Panama." est prévu en ce mois de janvier 2010 (p 3)

Rôle dans l’écosystème :
On dénombre actuellement 1250 espèces d’holothuries dans le monde.
Ce sont des détritivores qui se nourrissent soit en captant les particules présentes dans l’eau, soit en ingérant et en digérant les matières organiques présentes dans le sédiment (sable) où ils se déplacent en rampant lentement. Certaines espèces sont ainsi capables de " traiter " plusieurs centaines de tonnes de sable par km² et par an.
L’holothurie rose, comme beaucoup d’autres grandes holothuries, accueille quelquefois de minuscules crustacés qui s’implantent à sa surface. De plus, elle abrite parfois de petits poissons (souvent de la famille des Carapidés) dans sa cavité corporelle.  Ces petits poissons pratiquent l’inquilisme : association groupant des animaux d'espèces différentes en fonction d'une exigence d'ordre uniquement spatial sans qu'intervienne une nécessité d'ordre physiologique. Ainsi une espèce inquiline comme le Carapus (ancien fierasfer) cherche dans son hôte (holothurie) un abri.

Résilience :  cette espèce résistante se reproduit par scissiparité (mode de multiplication asexué qui se réalise par division de l'organisme). Pour résister aux prédateurs, les Holothuridés sont capables de se durcir et sont doués de mimétisme. Ils disposent également d’organes de protection (les tubes de CUVIER). L’animal les expulse lorsqu’il est menacé et les régénère rapidement. Au contact de l’eau, les tubes de CUVIER se gonflent et se transforment en mucus protecteur..

Services rendus à l’Homme  :  les holothuries ne sont pas exploitées par les pêcheries occidentales. Par contre, il existe un marché important en Asie en général et en particulier en Chine pour des holothuries préparées : le trepang (holothuries éviscérées, cuites et séchées). Le trépang est un aliment nutritif dépourvu de glucides qui contient 30 à 50% de protéines. Cela a induit le développement de pêcheries (et de l’aquaculture) dans l’Océan Indien, notamment à Madagascar. Dans les années 1990, seules 4 ou 5 espèces étaient pêchées. Désormais, elles le sont toutes, ce qui accélère leur surexploitation. Pour atténuer ce phénomène, des producteurs ont mis en place l’élevage des concombres de mer, c’est l’holothuriculture. En 2001, la production mondiale d’holothuridés était de 18 859 tonnes soit 50 % de plus que la production mondiale d’anguilles pour la même période, et plus que la production d’algues en France pour la même période.
Source : FAO 2009 avec statistiques de 2007

Détritivores, certaines espèces d’holothuries sont ainsi capables de " traiter " plusieurs centaines de tonnes de sable par km² et par an. En résumé : l’holothurie rose fait partie des espèces comestibles très prisées en Asie. Elles sont pêchées ou élevées puis consommées, généralement sous forme de trépang (éviscérées, cuites et séchées), un aliment très riche en protéines.


SOURCES

Livres :
W. BAUMEISTER. Guide de la faune sous-marine. Mer Rouge et Océan Indien. Tome 1 : Les Invertébrés. Ed. Ulmer, 1997.

J. SPRUNG. Trad. et adapt. J.M. BOUR. Invertébrés. Guide pratique d’identification et de maintenance. Ricordea Publishing, 2002

J.-M. KORNPROBST. Substances naturelles d’origine marine. Chimiodiversité – Pharmacodiversité –Biotechnologies. Tome 2 : Invertébrés – Vertébrés. Ed.Tec&Doc/Lavoisier, 2005

V. TORAL-GRANDA, A. LOVATELLI, M. VASCONCELLOS (eds). Sea cucumbers. A global review of fisheries and trade. FAO, 2008. Coll. FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper.

Collectif. Océan. Encyclopédie universelle. Ed. Geo/Gallimard, 2006

J.L. MODERE et R. PUJOL. Préf. Y. COPPENS. Dictionnaire raisonné de biologie. Ed. Frison-Roche, 2003


Articles :
P. MAILLARD et C. ALEGOET. Les Echinodermes : les Holothuridés. Subaqua, hors-série n°1, pp 92-93


Sites:
Statistiques et études FAO sur les holothuries :

Statistiques de comparaison des algues en France :

Présentation photographique des holothuries à potentiel commercial du Pacifique

Autres informations du Secrétariat Général de la Communauté Pacifique :

Encyclopedia Universalis : article de Andrée TETRY sur l’inquilisme.
http://www.universalis-edu.com/article2.php?napp=&nref=T322230

Spécial biomimétisme :
Mat Fournier. Quand la nature inspire la science. Ed. Plume de Carotte, 2011 (Prix Planète Bleue 2012), pp 46-47
Royal Society of Chemistry : http://www.rsc.org/chemistryworld/News/2008/March/06030803.asp
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