Copenhague 2009 : Nausicaa encourage à poursuivre les négociations

Logo du Sommet de CopenhagueDu lundi 7 au vendredi 18 décembre 2009, s'est tenue à Copenhague, DANEMARK, la 15ème conférence annuelle des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15).

Philippe VALLETTE, Directeur Général de Nausicaa et Océanographe, et Manuel CIRA, Coordinateur du Réseau Océan Mondial, tout juste revenus du Danemark, reviennent sur les grandes orientations et les décisions prises, concernant les océans, et l'éducation. Quels sont les enjeux d'un tel rendez-vous pour l'avenir de la Planète et des hommes ?

Les échanges lors de réunions comme celle de Copenhague sont complexes

Il n'y a pas de schémas simples. 192 nations étaient représentées avec autant de différences et d'intérêts.
Pour Philippe VALLETTE, Directeur Général de Nausicaa et Océanographe, et Manuel CIRA, Coordinateur du Réseau Océan Mondial, COP15 a débuté dans un optimisme ambiant. Dès lors, la France et l'Europe ont proposé différentes voies pour entraîner les pays vers la négociation. La France a, par exemple, proposé de créer un fonds pour les pays les plus vulnérables.
Au terme de ce grand rendez-vous, nous regrettons l'échec des négociations. Aucun engagement n'a été pris alors qu'il y a urgence, en particulier pour les petits Etats insulaires.
Tous les pays se tournent vers le rendez-vous de MEXICO en 2010, mais il faut espérer que les négociations se poursuivent d'ici-là pour aboutir à un accord.
Pour Nausicaa, un autre regret demeure. L'éducation et l'Océan sont très peu présents des grands rendez-vous sur les changements climatiques. A KYOTO, en 1997, l'Océan n'a été évoqué que comme étant une menace en raison de la montée des eaux. Aujourd'hui, l'Océan préoccupe un peu plus mais n'occupe pas le rôle central qui lui revient. L'éducation pourrait également faire toute la différence : à eux-seuls les citoyens ont un effet direct sur 50 % des émissions de gaz à effet de serre.

L'Océan si peu présent des discussions

L'océan régule les climats.
L'émission de CO2 produite par nos activités est la principale cause du réchauffement climatique. L'Océan Mondial absorbe environ 30 % de ce CO2. Le plancton végétal produit 70 % de l'oxygène que nous respirons.
Le CO2 qui n'est pas absorbé par l'Océan augmente son acidité et menace probablement la survie à long-terme de beaucoup d'espèces marines, et plus spécifiquement les organismes telles que les coraux, les mollusques et crustacés jusqu'au phytoplancton. Ce changement perturbera les chaînes alimentaires marines, et compromettra nos approvisionnements en provenance de la mer, si l'on n'agit pas efficacement. Il faut agir par réductions de nos gaz à effet de serre, mais également mettre en place des mécanismes d'absorption du carbone déjà présent dans l'atmosphère.
L'effet de serre provoque donc le réchauffement climatique et réchauffe l'Océan et la présence de gaz carbonique en excès l'acidifie.

L'éducation si peu présente des discussions

Nos choix quotidiens peuvent avoir un effet direct sur plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre.
Pour cette raison, le Réseau Océan Mondial, l'Association Mondiale des zoos et aquariums et l'Union Européenne des conservateurs d'Aquariums (rappelons que les zoos et aquariums participent à des échanges directs et éducatifs avec 700 millions de visiteurs chaque année dans le monde) ont transmis différents messages aux leaders présents à Copenhague du lundi 7 au vendredi 18 décembre 2009 :

« Un accord à Copenhague visant à réduire les concentrations atmosphériques de COpour qu'elles soient inférieures à 350 ppm, taux estimé comme non dangereux, est le seul moyen de donner à la communauté chargée de la conservation au niveau international une chance réelle de gérer l'impact négatif du changement climatique sur le monde naturel des océans.
Cet objectif peut être atteint grâce à une action concertée et immédiate. Elle est essentielle si l'on entend éviter des conséquences potentiellement catastrophiques pour l'homme et le reste du règne animal. »

« Soutenir, développer et mettre en œuvre des programmes de sensibilisation du public sur le changement climatique et son impact.

Faciliter l'accès du public aux informations sur le changement climatique et encourager la participation du public à l'élaboration de réponses appropriées.

Veiller à ce que soit pris en compte dans tous les projets politiques relatifs au changement climatique le fait que les océans et leurs ressources sont vitaux pour l'ensemble de l'humanité et que tout le monde a le droit d'en bénéficier mais aussi la responsabilité de les préserver.

Prendre en compte la vulnérabilité des communautés côtières et insulaires aux impacts négatifs du changement climatique et élaborer des stratégies pour atténuer les effets sur les régions et communautés sensibles.

Apporter le soutien nécessaire aux programmes d'éducation et de sensibilisation du public pour que tous soient prêts à s'adapter aux effets néfastes du changement climatique.

Introduire la notion de durabilité dans les préoccupations des stratégies de développement conformément aux objectifs de la Décennie des Nations Unies pour l'éducation en vue du développement durable.

Et nous nous engageons à faire encore davantage...

Pour l'avenir de la Planète Bleue, chacun de nos gestes compte.
- Le Réseau Océan Mondial »

 

 

 

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